La collection
32 de chez
Futuropolis est une curieuse expérience : Des fascicules de 32 pages grand format en couleurs, pour un prix relativement modique, avec un rythme de parution élevé (normalement).
L'héritage revendiqué est celui du feuilleton, car les histoires s'étendront sur de nombreux numéros (au minimum 9).
Pour le moment, seuls 4 albums sont parus à ce jour (mais les prochains devraient être chez les libraires début juin).

Dans
Guerres Civiles, le scénariste,
Jean-David Morvan, se met lui-même (ainsi que son entourage) en scène dans un contexte violent, la France en... guerre civile. L'exercice est donc, pour lui, d'imaginer comment il réagirait dans une telle éventualité. Le propos est ambitieux, j'attends la suite avec impatience.

Le second album prend place
Après la Guerre avec des extra-terrestres. On ne sait rien d'eux et de ce qui s'est vraiment passé sur le front. Mais certains éléments font soupçonner une vaste manipulation. Et si les extra-terrestres n'avaient jamais existé ? Si la suite est à la hauteur, cette série a l'étoffe d'un petit chef d'œuvre.

Paranormal et pouvoirs Psi sont au rendez-vous du
Monde de Lucie. Une jeune fille avec des pouvoirs étranges, d'anciennes expériences, autant d'éléments qui m'ont fait penser à
Akira, en plus soft, plus "européen". L'introduction est sympa, mais j'attends de lire la suite avant de vraiment me prononcer.
L'Idole dans la Bombe est, pour l'instant, le plus anecdotique de la première vague des 32. Cet univers fictionnel, calqué sur la période de la guerre froide, met en scène une galerie de personnages (pas forcément reluisants) cherchant à fuir la répression de leur pays. J'aime beaucoup l'ambiance cynique (particulièrement rehaussée par les dessins de
Jouvray) mais j'ai un peu de mal à voir où va l'intrigue.
En tout cas, cette première livraison de la collection 32 est plutôt réjouissante, la qualité étant au rendez-vous. Maintenant, ce format va-t-il convaincre le public européen, plutôt habitué aux albums cartonnés ?
Je trouve que pour aller au bout de l'idée, il aurait fallu (en réduisant un peu le format et en mettant du papier d'un peu moins bonne qualité) descendre encore le prix et vendre les fascicules en kiosque, car c'est certainement là qu'il y a de nouveaux lecteurs à gagner.
Et, à ce propos, allez voir le commentaire d'
Ottoprod (qui est plutôt dans le vrai, même si je ne partage pas complètement son avis sur les mangas).